| samedi 24 janvier 2009, a 16:35 |
| au visiteur particulier |
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Visiteur égaré
je devine ton passage
chaque jour ou presque l'indicateur me signale une visite
un inconnu qui passe comme les hommes de Patricia Kaas
il ne me dit rien, il passe en silence
les mots ne servent à rien
un sourire un regard
c'est ainsi
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| mardi 05 août 2008, a 08:22 |
| je suis le parfum.... dans le vent venu |
Fleur de lotus
« Ni vu, Ni connu
je suis le parfum
vivant et lointain
dans le vent venu ! »
Paul valéry
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| lundi 14 septembre 2009, a 21:29 |
| j'ai choisi ma route |
Je suis une fille du soleil et toi de l'ombre
J'aime la vie, tu te complais dans la mort
Tu voudrais m'entraîner dans ton monde sombre
J'ai failli y rester, mais là, je remonte
C'est non !
J'ai choisi ma route
Ce n'est plus la tienne…
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| dimanche 30 août 2009, a 13:56 |
| fin de l'été |
j'ai du me tromper de route un jour;
inattentive,
je n'ai pas vu le sens interdit.
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| dimanche 03 mai 2009, a 20:27 |
| ... ah oui, un article... encore.... |
je suis perdue
je n'ai plus de chemin
je m'égare dans un vide permanent
que je remplis d'illusions
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| lundi 09 mars 2009, a 23:09 |
| Un jour |
Un jour on aime
un autre jour un peu moins
aimer sans être aimé en retour est bien triste chose
aimer trop à dévorer l'autre est difficile à vivre pour les deux finalement, car l'autre finit par fuir
il y a tant de façon d'aimer, autant que de chansons d'amour...
Des recettes ou des accommodements, du rêve et de la passion, folie ou modération...chacun son menu pas toujours digeste!
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| samedi 28 février 2009, a 13:43 |
| ...des jours.... |
des jours à pleurer
des nuits sans dormir
couteau en plein coeur
avancer....encore?
encore entendre ?
encore attendre ?
vivre ainsi mais jusqu'à quoi
jusqu'où
jusqu'au bout pourquoi
c'est comment qu'on freine, disait ce chanteur
on n'avance à rien dans ton canoé, disait un autre
dites-moi ce qui m'entraîne
dites-moi d'où vient le vent
dites-moi ce qui m'attends
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| vendredi 23 janvier 2009, a 11:39 |
| délire internautique d'un amour platonique |
voici une simple adresse virtuelle
et des messages qui donnent des ailes
je n'explique pas cette douleur hotmail
un message et dans mon cœur gmail
tout nous sépare même la toile
en quelques mots on se dévoile
un simple clic et tout se voile
mais les secrets on ne dévoile
nous est offerte cette liberté
nous est offerte cette amitié
comment la faire perdurer
trop difficile de s'en passer
et j'ouvre mon ordinateur
pas de message, c'est la douleur
un message, trouble mon coeur
écris-moi ami, ouvre ton coeur
serait-ce plus simple en wanadoo
serait-ce plus sérieux en orange
pourrions nous vivre en live
nous aimons-nous.fr
est-ce que ce monde est sérieux
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| dimanche 04 janvier 2009, a 17:33 |
| *-* |
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Comment être quelque chose….
qu'en on est presque rien
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| samedi 03 janvier 2009, a 16:31 |
| se tenir la main |
Ne serait-il pas possible de s'appuyer simplement contre une épaule
Juste regarder un film, ou écouter de la musique
Comme ça, blottis l'un contre l'autre sans…
Simplement, comme deux amis, à peine un flirt
Sans plus, pourquoi ce plus pour tout gâcher…
Peut-être, oui, juste un bisou dans le cou
Ou sur la joue, oui, juste pour un peu de tendresse
Pourquoi toujours ce plus pour tout gâcher….
Et se tenir la main, oui, cela serait possible
Plus qu'une amitié, beaucoup de tendresse
Un amour platonique, pas plus, pour ne rien gâcher…
Ne serait-il pas possible…
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| mardi 23 décembre 2008, a 08:56 |
| Ah oui, voici la Fête.... |
coup de cafard
sur mes espoirs
dans le brouillard
je m'égare
oublier tout le reste
pour ne pas être en reste
tout effacer
recommencer
voici la Fête
relever la tête ?
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| vendredi 12 décembre 2008, a 13:21 |
| Verglas - devrons-nous donc tous vous perdre ? |
Ce matin, la route est verglacée
un scooter glisse dans le virage
mais ce n'est pas sa destinée
le sourire revient sur son visage
toi, ce jour là, ce n'était pas ta chance
jeune homme blond tellement vivant
ce jour là, tu es parti, quelle malchance
mais ton enfant, lui, est vivant
et toi, autre motard, carrefour de la Gare
la route était sèche, trop de vitesse
et nous avons perdu ton charmant regard
toi, qui faisait oublier les tristesses
devrons-nous donc tous vous perdre ?
** deasa **
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| mercredi 05 novembre 2008, a 11:47 |
| Que fais-tu de ta vie... |
…..
Un train
Une rivière
…..
Mais le train est salissant
Et la rivière est glaciale…
…..
Gardez l'espoir, demain il fera jour...
** ** **
Mais qu'est-ce que tu fais
Mais qu'est-ce que tu deviens
Que fais-tu de ta vie
Mais d'où viens-tu
Et où vas-tu
Dis-moi
Que fais-tu de ta vie
Dis-le moi
Mais....
Le sais-tu...
** deasa **
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| mercredi 05 novembre 2008, a 11:46 |
| tous font la tête et la grimace |
dans quelle planète suis-je arrivée
y'a-t-il quelqu'un pour me comprendre
et mieux, quelqu'un pour m'aider
y'a-t-il quelqu'un avec qui parler et échanger
tous font la tête et la grimace
tous ont la tête je ne sais où
tous parlent du temps qui passent
mais personne ne vit du tout
ils filent au hasard des rues
ils foncent dans des murs
au hasard des rues ils trainent
contre les murs ils s'assènent
** deasa **
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| mercredi 05 novembre 2008, a 11:46 |
| Mon rêve familier - Paul Verlaine - |
Mon Rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime, Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême, Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? --Je l'ignore. Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues, Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul VERLAINE, Poèmes saturniens (1866)
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| mercredi 05 novembre 2008, a 11:46 |
| ** lutter contre l'hiver ** |
Dans ma vie en friche
Je m'étiole peu à peu
Bat-toi me dis-je chaque jour
Relève-toi lutte et espère
Mais dans ma vie en friche
Je m'efface peu à peu
Suffit sa peine chaque jour
Déjà il faut lutter contre l'hiver
** deasa **
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| mercredi 05 novembre 2008, a 11:45 |
| ANNULAIRE |
Le soleil s'est éteint
Reviendra-t-il demain
Je le vois le matin
Quand il revient
Il fait chanter les oiseaux
Il fait fleurir le myosotis
Comment pourrais-t-on l'oublier
Il est là chaque jour
Brillant brûlant
Ou froid et distant
N'oublie pas qu'il t'appartient
De le faire vivre dans ton cœur
….ou de le tuer.
N'oublie pas….Vit.
** deasa **
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| mercredi 05 novembre 2008, a 11:45 |
| INDEX ** |
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« Une fleur est écrite au bout de chaque doigt,
et le bout du chemin est une fleur qui marche avec toi »
Tristan TZARA
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« Comme on voit sur la branche au mois de mai la rose,
En sa belle jeunesse,
en sa première fleur. »
Pierre de Ronsard
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« Brillante sur ma tige
et l'honneur du jardin,
Je n'ai vu luire encore
que les feux du matin. »
André Chénier
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| vendredi 17 octobre 2008, a 22:00 |
| des espoirs de rien |
site: alberto.joueb
Issue de rien
n'ayant rien
capable de rien
aujourd'hui, je ne suis rien
que pourrais-je être
invisible
incapable
petit grain insignifiant
dans ce monde étranger
hors du temps
hors du monde
hors des gens qui m'entourent
hors de cette société inhumaine
je ne suis rien
issue de rien
ne devenant rien
même pas une larme
chose insignifiante
coulant de mes yeux
sortant de mon cœur
brouillant mes pensées
comment pourrais-je être
…
**deasa**
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| vendredi 17 octobre 2008, a 21:59 |
| A - arôme |
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| vendredi 17 octobre 2008, a 21:59 |
| A - ananas |
Ce qui est d'or
En toutes choses reste d'or
Rien de divin
Dans ce qu'il est advenu de lui
Ne disparaît.
SHANKARA
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| vendredi 17 octobre 2008, a 21:59 |
| G - Glace |
Ecrire, c'est comme si cela annulait tout.
Une fois écrit, noir sur blanc,
Le problème s'efface, disparaît,
L'esprit est plus clair.
Du moins je l'espère.
Il le faut c'est nécessaire.
Ce qui compte c'est demain.
A nouveau ce besoin de partir
Recommencer à zéro, seule
Libérée du poids des choses
Libérée du poids des autres
Mais…toujours ce corps à traîner
Cette vie à VIVRE
Ses besoins à satisfaire
(s'habiller manger dormir…)
Mal de vivre dans ce monde cynique
** deasa ** |
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| vendredi 17 octobre 2008, a 21:58 |
| O - ombre |
Aujourd'hui j'ai perdu ma sérénité
Je n'ai plus envie de chanter
Plus envie de vivre
Plus envie de rien
Et pourtant j'agirai
Comme avant comme après
Car il faut bien vivre
Quand on ne peut pas mourir
Et puis il y a le ciel
Le soleil, les oiseaux
Les fleurs et les arbres
Et l'air que l'on respire
La nature qui m'enivre
Ses paysages qui me font éclater le cœur
La joie qui me donne envie de vivre
Qui me donne envie d'aimer
Envie de partager
Envie de tout
Et de demain….
** deasa **
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| vendredi 17 octobre 2008, a 21:58 |
| N - nuage |
La vie est une chance, saisis-la.
La vie est beauté, admire-la.
La vie est une béatitude, savoure-la.
La vie est un défi, fais-lui face.
La vie est un devoir accomplis-le.
La vie est précieuse, prends-en soin.
La vie est une richesse, conserve-la.
La vie est amour, jouis-en.
La vie est promesse, remplis-la.
La vie est tristesse, surmonte-la.
La vie est un hymne, chante-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est Une tragédie, assume-la.
La vie est une aventure, ose-la.
La vie est un bonheur, mérite-le.
La vie est la vie, défends-la.
Mère Térésa |
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| vendredi 17 octobre 2008, a 21:58 |
| A - arbre |
Proclame la parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, reproche, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci constant d'instruire.
IIe Epître de saint Paul à Timothée, IV, 2 (Bible de Jérusalem).
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| mardi 23 septembre 2008, a 18:45 |
| ....AMOURS DE CHEVRES.... |
Le changement est un chemin ouvert qui te permet de voir, au-delà de ton existence bien réglée, les possibilités nouvelles que t'offre la vie.
Susan Squellati Florence
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| mardi 23 septembre 2008, a 18:44 |
| ....Sans titre pour le moment.... |
De Paris au Pérou,
Du Japon jusqu'à Rome,
Le plus sot animal,
A mon avis,
C'est l'homme.
La plus grande joie que puisse éprouver un homme,
C'est de recouvrer la liberté perdue.
Cervantes
Plus les hommes se rapprocheront les uns des autres,
Plus les guerres seront rares.
L'homme est grand quand il est bon et juste…
Faire le bien en tout temps,
En tout lieu,
Dans toutes les circonstances où vous pouvez le faire.
Confucius
Sans l'union des cœurs,
Rien de grand ne se fonde ;
L'égoïsme détruit ce que l'amour féconde.
Frédéric Bataille |
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| mardi 23 septembre 2008, a 18:44 |
| ....JOUR DE DESESPOIR.... |
?? UN RAYON DE SOLEIL ??
un jour de désespoir
y'aura-t-il un rayon de soleil sur ma douleur
vais-je encore pleurer tout l'après-midi
et m'endormir dans les pleurs
vais-je démissionner pour apprécier ma douleur
par solidarité on me donnera le r.m.i.
je l'arroserai de mes pleurs
Inutile partout, je le constate à chaque heure
de moins en moins j'en prends mon parti
de plus en plus me noie dans mes pleures
dès le matin pour moi arrive la douleur
puis je pars seule et sans bruit
dans le désert des heures
dans le désert, des heures
des heures dans un désert
mes heures sont un désert
mon désert dure des heures
mon désert ma douleur
un désert de labeur
mon labeur de misère
et un cœur en misère
** deasa **
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| mardi 23 septembre 2008, a 18:43 |
| ....l'ENSEIGNEMENT BETE.... |
J'adore cette réponse trouvée dans un magazine :
A propos des réformes scolaires en projet, j'ai entendu, dans le journal de 13h sur France 2, une Nantaise déclarer qu'il s'agissait d'un retour à l'enseignement «bête». Pour la première fois, cet adjectif me contraint à réagir. Moi-même, je fus formé jadis par cet enseignement « bête » qui m'a conduit vers mes douze années avant la sortie de l'école primaire à la résolution des équations du second degré. Il me permet aujourd'hui, à l'âge de 85 ans et sans me croire un génie, d'écrire des romans et des pièces de théâtre, d'inventer des problèmes de logique et de mathématiques et de pratiquer la sculpture. Je dois tout cela à un modeste instituteur de campagne qui n'avait probablement jamais été initié à la méthode globale, mais savait inculquer à ses élèves des bases impérissables. Alors, en toute humilité, j'invite cette dame, ayant certainement bénéficié d'une formation « intelligente » à venir confronter ses réalisations avec les miennes, aussi « bêtes » soient-elles.
Marcel Jallais, 51000 Reims.
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| samedi 13 septembre 2008, a 23:44 |
| C’est une étrange chose que l’écriture |
Claude LEVI-STRAUSS
Tristes tropiques - 1955
C'est une étrange chose que l'écriture. Il semblerait que son apparition n'eut pu manquer de déterminer des changements profonds dans les conditions d'existence de l'humanité ; et que ces transformations dussent être surtout de nature intellectuelle. La possession de l'écriture multiplie prodigieusement l'aptitude des hommes à préserver les connaissances. On la concevrait volontiers comme une mémoire artificielle, dont le développement devrait s'accompagner d'une meilleure conscience du passé, donc d'une plus grande capacité a organisé le présent et l'avenir. Après qu'on a éliminé tous les critères proposés pour distinguer la barbarie de la civilisation, on aimerait au moins retenir celui-là : peuples avec ou sans écriture, les uns capables de cumuler les acquisitions anciennes et progressant de plus en plus vite vers le but qu'ils se sont assigné, tandis que les autres, impuissants à retenir le passé au-delà de cette frange que la mémoire individuelle suffit à fixer, resteraient prisonniers d'une histoire fluctuante à laquelle manqueraient toujours une origine et la conscience durable d'un projet.
Pourtant, rien de ce que nous savons de l'écriture et de son rôle dans l'évolution ne justifie une telle conception. Une des phases les plus créatrices de l'histoire de l'humanité se place pendant l'avènement du néolithique : responsable de l'agriculture, de la domestication des animaux et d'autres arts. Pour y parvenir, il a fallu que, pendant des millénaires, de petites collectivités humaines observent, expérimentent et transmettent le fruit de leurs réflexions. Cette immense entreprise s'est déroulée avec rigueur et une continuité attestées par le succès, alors que l'écriture était encore inconnue. Si celle-ci est apparue entre le IVe et le IIIe millènaire avant notre ère, on doit voir en elle un résultat déjà lointain (et sans doute indirect) de la révolution néolithique, mais nullement sa condition. A quelle grande innovation est-elle liée ? Sur le plan de la technique, on ne peut guère citer que l'architecture. Mais celle des Egyptiens ou des Sumériens n'était pas supérieure aux ouvrages de certains Américains qui ignoraient l'écriture au moment de la découverte. Inversement, depuis l'invention de l'écriture jusqu'à la naissance de la science moderne, le monde occidental a vécu quelque 5.000 années pendant lesquelles ses connaissances ont fluctué plus qu'elles ne se sont accrues. On a souvent remarqué qu'entre le genre de vie d'un citoyen grec ou romain et celui d'un bourgeois européen du XVIIIe siècle, il n'y avait pas grande différence. Au néolithique, l'humanité a accompli des pas de géant sans le secours de l'écriture ; avec elle, les civilisations historiques de l'Occident ont longtemps stagné. Sans doute concevrait-on mal l'épanouissement scientifique du XIXe et du XXe siècle sans écriture. Mais cette condition nécessaire n'est certainement pas suffisante pour l'expliquer.
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| Présentation | *Un peu brouillon je l'avoue,
et très aléatoire,
voir dilettante
* UN BLOG EN MOUVANCE *
Me voici,
Imbécile, ignorant,
Homme nouveau devant les choses inconnues...
J'ai plein mon coeur d'ennui !
Je ne sais et je ne peux rien. Que dire ? que faire ? A quoi emploierai-je ces mains qui pendent ? ces pieds qui m'emmènent comme des songes.
Tête d'or - Paul Claudel
*****************cette chose bizarre que l'on appelle blog ******* pourrait-elle devenir intéressante ? ! **
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